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Vally Saunier ou la fusion des arts

Exposition à la Chapelle du Carmel

Il y a des expositions dont l’originalité transcende le visiteur. Vally Saunier a ce talent et en abuse pour le plaisir de tous. Sa recette est simple : elle fusionne les arts.

Quarante-trois tableaux et 45 photos pour un voyage au pays de l’Art. C’est ce qu’a proposé ce week-end, Vally Saunier dans le cadre de son exposition présentée à la Chapelle du Carmel de Bois-Guillaume.

Vally Saunier est avant tout une passionnée. A 28 ans, ce peintre d’origine rouennaise s’est déjà fait sa propre conception de l’Art. « Il est difficile de dissocier tous les arts. Je considère que leur mélange met en éveil tous les sens. ». Fidèle à cette approche artistique et forte d’un DEA d’Esthétiques, Technologies et de Création-Artistique, elle a donc emmené son public dans les méandres de son talent.

Pour accueillir les visiteurs, une musique, généreusement lente et apparemment anodine, n’est en fait que l’une des nombreuses mises en éveil de l’artiste. Elle entraîne le spectateur et lui fait découvrir le peintre dans son univers. Les œuvres justement, parlons-en. Un délice de couleurs, un feu d’artifice de techniques artistiques et un juste- ce- qu’il- faut de relief donnent une impression de vécu et de déjà-vécu à l’exposition. Et pour cause, Vally Saunier a tout simplement mis un peu de sa vie dans ses peintures. « J’ai tenu à exposer des œuvres de 1991 à aujourd’hui. Mes premières peintures ont consisté à un véritable travail sur le corps. J’ai pour cela dû m’investir personnellement en exposant différentes facettes de ma personnalité. La peinture était alors plus torturée. Aujourd’hui, elle est plus sereine. », tient-elle à préciser non sans une certaine retenue.

A cette expérience artistique vient s’ajouter une autre passion indélébile. Celle de l’Afrique. Sur ses photos comme sur ses peintures les masques ce continent charment et hypnotisent. Pour Vally Saunier, ils représentent une part de son évolution artistique. Une « mutation » où le passé et le présent fusionnent dans le seul but d’en extraire l’essence pour un bonheur sensuel sans limite. Après un tel voyage, on ne peut que prêcher la pluralité artistique.