*4* C’est une jeune rouennaise qui ouvre la saison des expositions à la Cidrerie. Vally Saunier y présentera ses dessins et peintures du 13 au 22 juillet 2001. Vally Saunier revient dans sa Normandie natale. Peintre, photographe, vidéaste, l’artiste est passionnée par le rapport de l’interne à l’externe. De ses doigts naissent des images qui jouent sur la perception du corps humain. Les premières toiles de corps datent de 1994. Ses corps sont des « corps ressentis ». Vally creuse la chair, gratte la surface lisse de l’être pour en extraire l’essence. Là où les têtes étaient absentes, les masques sont apparus : masques-visages ou visages-masqués. Des masques solitaires, toujours coupés en deux, à l’image de la dissymétrie des corps. Et une émotion cachée, une force qui pousse derrière, qui habille le masque. Une fois les masques ornés, ils ont rejoint les corps et les corps se sont mis à vivre. Les tableaux entrent alors dans une dynamique de naissance et de renaissance. Les yeux de l’artiste se sont ouverts au monde extérieur.
Ses travaux se nourrissent alors des impressions d’Afrique. Sous
la lumière puissante du désert, c’est le début
du voyage spirituel. L’ouverture sur d’autres cultures enrichit
et apaise l’âme humaine. Le trait se fait forme simple, plus
doux. Noir, rouge et or polissent les scènes d’Afrique.
Les personnages font corps avec leur espace et trouvent leur dimension
symbolique. L’ensemble propose une invitation au voyage : voyage
au cœur du corps, en fait, un voyage spirituel.
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