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Une artiste peintre hors des sentiers battus
Commençons par un cliché. Vally est née un crayon à la
main. Fin du cliché car son jeune parcours (elle a 32 ans)ne se
glisse dans aucun moule. Saint-Aubinoise de tout temps, elle ne suit
pas la route de ses maîtres normands et autres. Son style est marqué par
la vie des siens, ses voyages et ses rencontres à l’étranger,
sa grande ouverture aux autres, leurs traditions, leur âme. de
plus, elle se bat seule dans le monde de l’art pour y faire sa
place.
Portrait
Fine, jolie, de grands yeux bleus, de Vally
saunier émanent la
douceur, la délicatesse et une calme détermination qui
lui fait suivre son chemin. Résultat, elle a exposé au
Canada, aux Etats-Unis, a deux expositions permanentes à Paris,
sans compter des pochettes de CD, des décorations de théâtre,
des fresques dans des restaurants, etc. "Mes parents m’ont
racontés que dès quatre ans, il suffisait de me donner
un crayon et du papier pour que je reste des heures tranquilles".Vally
est née peintre. A l’époque, il n’y avait pas
de cours de dessins dans la région. Ses parents l’inscrivent
dans une classe de danse. Raté. La musique ? Le solfège
la rebute. Enfin un atelier de peinture s’ouvre, mais elle a cinq
ans, il en faut six pour s’y inscrire. on lui accorde un essai.
Réussi. Elle devient la plus jeune élève de Michel
Leclerc. Après le bac, c’est la faculté d’arts
plastiques à Amiens. Elle en sort avec une maîtrise, les
meilleures notes et une mention spéciale. C’est aussi là qu’elle
y fait sa première exposition en 1995. Elle voyage, se fond dans
les livres, autre passion. Vient Paris pour le DEA et une thèse.
Dans le même temps, elle fait trois boulots à la fois pour
payer ses études. Elle enseigne, travaille au CNRS section multimédia
où elle dompte les ordinateurs. Le week end elle s’occupe
du musée d’art populaire. ses voyages, à l’époque
sont dans les livres. Dans le même temps, elle continue de peindre
et fait une exposition dans un théâtre. " Je n’avais
et je n’ai toujours personne pour me représenter. Il faut
se démener, prospecter. Les refus font mal, ils sont comme un
rejet personnel. Heureusement, en général, on m’accepte".Elle
s’évade aussi. Au sud marocain jusque dans le désert,
elle traverse l’atlas. C’est le déclic, suit la Tunisie
deux fois et encore le désert. "C’est énergétiquement
très fort. On se sent fragile, tout petit. Toutes les connaissances
occidentales ne servent à rien. J’ai vécu avec une
famille dans une tente Touareg. Au niveau culturel, c’est très
riche. J’ai aussi compris que l’organisme n’est pas
habitué à ce genre de vie. Je l’ai payé cheren étant,
deux ans, malade. On peut être aussi ouvert que l’on veut,
on ne peut jamais se transformer totalement". Entre plusieurs voyages
en Afrique en vivant pleinement les rencontres, les traditions dans les
racines profondes des croyances, des différentes spiritualités
qui ne peuvent qu’influencer ses peintures, ses recherches, elle
va au Canada, Montréal. Un ami lui trouve cinq expositions. succès
qu’elle ne réalise pas. "J’ai besoin que les
autres me le disent pour m’en rendre compte". Ayant dû calmer
sa passion pour les voyages à cause de sa santé qui revient
maintenant, Vally saunier a aussi quitté Paris pour revenir à Saint-Aubin.
Ici, au calme, elle a son atelier au fon de la cour avec un jardin, ses
chats. "De toute façon, je garde mes contacts aussi bien
en France qu’à l’étranger et avec mes deux
sites, je suis reliée à tous. Plus tard, j’aimerais
développer un atelier, organiser des activitées culturelles.
Bref, repartir à zéro par mes propres moyens. Je puise
mes forces dans les gens qui me suivent, me portent, aiment ce que je
fais et me réclamant des expositions chez moi". Prochaine
découverte, l’Inde. " Quand j’aurais plus de
maturité. Là , ce sera un voyage vraiment mystique. je
sais à travers les livres, les reportages, des amis indiens que ça
peut être aussi beau qu’atroce. Mais ce pays, sa culture,
je l’ai, là dans mon coeur, dans mon corps".
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